2ème Salon littéraire Tous Créoles 04 juillet 2026 • Habitation Clément
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Les replays du 2ᵉ Salon littéraire Tous Créoles

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C'est en son domaine que la Fondation Clément a reçu, les 4 et 5 juillet 2026, la deuxième édition du salon littéraire Tous Créoles, fruit d'une collaboration avec l'association du même nom et la Fnac Martinique. Ces images en restituent les instants les plus marquants.

La virgule littéraire Tous Créoles avec Loic Lerry

Type
Entretien
Date
2025-08-02
Salle
Habitation Clément
Durée
4:10
Auteur du Gang des Antillais, Loïc Léry revient avec Trace de Féaga, un recueil célébrant la richesse culturelle antillaise et un éveil identitaire.
À l’occasion de cette rencontre littéraire, Loïc Léry revient sur un parcours d’écriture profondément marqué par la quête d’identité et la réappropriation culturelle. Connu pour Le Gang des Antillais, œuvre marquante adaptée au cinéma, il évoque les conséquences de ce succès, parfois réducteur, qui l’a longtemps enfermé dans une image stéréotypée. Refusant d’être limité à ces représentations, il choisit de poursuivre une œuvre plus large et plus nuancée. Avec La Roche empoisonnée, il aborde les ravages de la drogue au sein de la jeunesse antillaise, posant un regard lucide et engagé sur les réalités sociales. Son recueil Trace de Féaga s’inscrit dans cette continuité tout en élargissant le champ : à travers une série de nouvelles, il explore la diversité culturelle des Antilles, mêlant récits, regards sociaux, fragments de mémoire et inspirations multiples, du polar à l’intime. Mais au-delà des genres, c’est une démarche profondément habitée qui se dessine. Loïc Léry revendique un véritable patriotisme culturel, né d’une prise de conscience progressive. Influencé par des penseurs majeurs comme Frantz Fanon ou Cheikh Anta Diop, il raconte ce moment de bascule où il redécouvre la richesse, la beauté et la profondeur de son peuple. Son écriture devient alors un acte de réparation, de mise en lumière et de transmission. Une manière de déconstruire les clichés, de réhabiliter une identité parfois niée, et de célébrer la pluralité culturelle antillaise. Une parole forte, sincère et engagée, portée par une conviction : écrire pour dire, comprendre et faire exister pleinement un peuple et son histoire.